Cétait mieux avant Cétait mieux avant Catégories Catégories Il semble que le modèle interprofessionnel pourrait être renforcé pour intégrer davantage les différents échelons, dans une démarche coopérative, pour faire progresser le projet commun et pas uniquement pour défendre ses intérêts.
En proposant également des consultations bio et de saison, Agrilocal promeut le développement dune agriculture plus respectueuse de lenvironnement, conformément aux objectifs du Grenelle de lenvironnement. Loccasion pour les producteurs de parler de leurs méthodes de travail et pour les élèves, den apprendre un peu plus sur les produits quils cuisineront, notamment lors de dégustations et de discussions en cuisine 5. Lagriculture urbaine, source de respiration en développement Ainsi, le bilan économique en demi-teinte pourrait trouver son origine dans les stratégies de commercialisation, le plus souvent individuelles et conduisant à un allongement des temps de travail. Réduction des distances ne rime pas toujours avec performance environnementale Linterdiction des ventes à perte pour les produits carnés est également une mesure de bon sens ; ce principe pouvant même être généralisé à lensemble des produits agricoles afin de garantir aux agriculteurs un revenu décent qui ne soit pas en deçà des coûts de production. Il ne faut pas négliger lattrait que peut représenter pour le tourisme rural le maintien de ces prairies et de ces paysages ouverts et vivants, il est donc important de maintenir lactivité sur tout le territoire. Les agriculteurs sont davantage amenés à exercer des activités de diversification, telles que laccueil à la ferme. Il convient de poursuivre et de renforcer la sensibilisation des producteurs à leurs obligations réglementaires.
Conseil national des appellations dorigine laitières CNAOL valorisation auprès du grand public du réseau des commerçants commercialisant des produits locaux 24Les résultats présentés ici nous semblent en tout cas déjà pouvoir encourager les acteurs des politiques publiques à considérer les enjeux que peuvent présenter ces circuits au regard dun développement social durable. Ces derniers sont en effet aujourdhui, en France, soutenus par différents dispositifs visant à favoriser leur développement : la définition donnée par le Ministère en 2009 a été suivie dun plan dactions ; les Plans régionaux pour une offre alimentaire sûre, diversifiée et durable et plus récemment, le Programme national pour lalimentation, incluent le renforcement du lien producteur-consommateur et le développement des circuits courts ; parallèlement, ces circuits ont été retenus comme lun des thèmes prioritaires du Réseau rural français, dispositif visant à fédérer les acteurs du monde agricole et rural pour analyser et capitaliser ensemble les bonnes pratiques contribuant au développement territorial. Enfin, à léchelle des régions ou localement, on ne compte plus les initiatives institutionnelles, associatives ou privées qui cherchent à promouvoir ces systèmes de vente. Cette prolifération de dispositifs, la plupart dailleurs sans grands moyens, pose toutefois la question du sens donné à ces systèmes et des objectifs visés. Longtemps marginalisés dans leurs formes traditionnelles, les circuits courts font aujourdhui lobjet de projets toujours plus variés : si la diversité est une de leur force, on en observe pas moins de nombreuses dérives qui ont amené le ministère de lAgriculture à mobiliser à nouveau un groupe de travail en 2010 pour réfléchir à un projet de charte nationale définissant des principes communs à respecter pour bénéficier du terme circuit court. Lanalyse développée ici, confortée par un travail au sein du Réseau rural français, invite à intégrer dans cette réflexion le rôle que peuvent jouer ces systèmes dans la lutte contre lexclusion en milieu agricole et au delà : on peut en effet observer également la capacité de ces circuits, en certains cas, à réinsérer, réaffilier certaines positions sociales parmi les consommateurs pour lesquels le repli sur soi tend à renforcer lapparition de pathologies alimentaires Chiffoleau, Paturel, 2010 ou bien encore à requalifier des intermédiaires tels que certains artisans de proximité fragilisés par lindustrialisation du secteur agroalimentaire et pourtant essentiels à la vie des territoires M. Jean-Charles Taugourdeau, président de la mission. Je me réjouis dentendre Mme la rapporteure indiquer que ce travail nest pas terminé. Il reste, en effet, beaucoup à faire. Je comprends quil faille encourager à mettre plus de bio dans nos assiettes. Néanmoins, limposition dun seuil minimal dans la restauration collective nest-elle pas au détriment de lagriculture dite conventionnelle? Le bio étant plus coûteux, on risque, en conséquence, dexiger des efforts supplémentaires de la part des 80 dagriculteurs qui nen produisent pas. Mme Maryline Guillard Directrice, Direction Énergie, Environnement et Services Urbains DGESU Un défi économique, tout dabord, car il sagit daider les agriculteurs à bénéficier de nouveaux circuits de commercialisation. 3 Lanalyse longitudinale inclut un suivi de lévolution des relations des individus, à travers des e Alimentation : les circuits courts, une tendance sociétale de fond
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